Michel Borens, le patron caméléon

Par ailleurs président du Medef 88, le dirigeant de MilPlast, à Saint-Étienne-lès- Remiremont, n’est pas du genre à traîner en chemin. Sa faculté à s’adapter aux situations économiques rudes le prouve, faisant de sa société un des fleurons de l’industrie vosgienne. Les Vosges ? Michel Borens, les connaissaient. Mais de loin. En revanche, son épouse, originaire de Saulxures-sur- Moselotte, si ! L’acquisition par le couple, en 2004, de MilPlast – Moulage industriel lorrain des plastiques – fondée il y a 30 ans et basée à Saint-Étienne-Lès-Remiremont, n’était finalement pas une réelle surprise. Une fois la Compagnie européenne des parfums, implantée à Saulxures-lès- Nancy, vendue, le défi vosgien pouvait être relevé. Et quel défi ! Avec la perte, en 2006, de l’un de ses plus gros clients, en l’occurrence SEB, un premier coup dur frappait l’entreprise de plasturgie. Pas de quoi enta- mer le moral et encore moins la détermination d’un Michel Borens fonceur, lui le passionné de rallye. Une passion pour la vitesse coulant dans ses veines depuis son plus jeune âge. Les virages à 180 degrés, ça le connaît ! MilPlast, au départ spécialisée dans la pièce automobile, avec son site industriel de 4 000 m2, se lance dans un vaste plan de diversification et s’ouvre de nouveaux marchés en nouant des partenariats avec le secteur de la parfumerie mais aussi celui de la cosmétique, l’alimentaire, le mobilier, le médical ou encore, dans une moindre mesure, l’automobile. Qu’ils soient locaux où à l’international, les clients sont au rendez-vous, le pari est payant et permet d’encaisser la crise de 2008 qui a impacté sévèrement le secteur de l’auto- mobile. En 2014, 37000 sièges destinés à l’Allianz Riviera, le nouveau stade de Nice, sortait de son site de production ! Cette année, le patron caméléon et pilote qu’est Michel Borens a dû faire face à la crise sanitaire frappant l’économie mon- diale. Là aussi, le président du Medef 88, qui attache une grande importance à la forma- tion des jeunes, a su insuffler une dynamique. Ne sachant pas rester les bras croisés, il a mis, dès le mois de mai, en route la production de visières de protection. Prouvant, une fois encore, que MilPlast sait prendre les bonnes trajectoires !

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