La revue C’est demain soutient le Grand prix littéraire Cogedim

Prix du Livre Cogedim Club : les finalistes 2021

par Natalie Gatti

Bien qu’il en soit seulement à sa seconde édition, le Prix du Livre Cogedim Club semble assurer d’un bel avenir. Récompenser des romans et récits (en langue française) sur la famille et la transmission est sa vocation. Présentation des trois titres finalistes 2021.
La lecture pour s’évader mais aussi débattre…
Il aura fallu attendre le confinement pour prendre conscience des bienfaits de la lecture et de son pouvoir d’évasion. Il aura fallu attendre le 26 février pour que les librairies et les disquaires ( « commerces de détail d’enregistrements musicaux et vidéos ») puissent rejoindre la classification de « commerces essentiels » et donc rester ouverts en période de confinement. Que la lecture ait été déclarée le 17 juin dernier « grande cause nationale » par le Président de la République semble traduire une réelle prise de conscience.
Depuis 2019, avec la mise en place de clubs de lecture dans ses résidences, Cogedim Club encourage le lien avec les livres. Par l’envoi d’une sélection de nouveautés littéraires, environ toutes les six semaines, les résidents découvrent des titres et des univers qui sont comme autant de sujets de discussion et de débats entre eux. C’est en point d’orgue de ces lectures qu’a été créé le Prix du Livre Cogedim Club (doté de 5000 euros). Celui-ci permet de mobiliser les 300 grands-parents les plus actifs afin de voter pour les trois auteurs finalistes. Pour l’édition 2021, ils ont eu à choisir parmi 18 titres dont Marie-Hélène Lafon et son Histoire du Fils, Miguel Bonnefoy (Héritage)ou encore Carole Martinez (Les Roses fauves), etc.
Après Anne Icart pour Lettres de Washington Square (Robert Laffont) lauréate 2020 du Prix du Livre Cogedim Club, qui sera le lauréat 2021 ?
Cette année, se retrouvent en compétition, Le Dit du Mistral (Le Tripode) d’Olivier Mak-Bouchard, un premier roman. Face à lui : deux signatures illustres et deux époustouflantes sagas : Belle Greene (Flammarion) d’Alexandra Lapierre et Vania, Vassia et la fille de Vassia (Liana Levi) de Macha Méril.
Pour les départager, un jury composé de Brigitte Fossey (présidente), Éric Bouhier, Élodie Fondacci, Philippe Grimbert, Francesca Mantovani, Delphine Peras et Pascale Senk doit délibérer en octobre.
Direction New York au début du XX e siècle, avec Belle Greene (Flammarion), le roman historique d’Alexandra Lapierre. Dans une Amérique violemment raciste, on suit l’ascension d’une jeune fille passionnée de livres rares et qui devient la directrice de la fabuleuse bibliothèque du magnat J.P. Morgan.
Sous le faux nom de Belle da Costa Green, cette égérie de l’aristocratie internationale règne sur le monde des bibliophiles. Pourtant, la flamboyante collectionneuse cache pourtant un terrible secret. Bien qu’elle
paraisse blanche, elle est en réalité afro-américaine. Fille d’un célèbre activiste noir qui voit sa volonté de cacher ses origines comme une trahison, elle reste écartelée entre son histoire et son choix d’appartenir à la
société qui opprime son peuple. À l’issue de trois années d’enquête, Alexandra Lapierre nous offre un roman palpitant qui retrace les victoires et les déchirements d’une femme aussi libre que déterminée, dont
les stupéfiantes audaces font écho aux combats d’aujourd’hui.
Dans Le Dit du Mistral (Le Tripode), Olivier Mak-Bouchard qui vit aujourd’hui en Californie, rend hommage à son Luberon natal. L’intrigue commence après une nuit de violent orage. Un homme voit toquer à la porte de sa maison de campagne Monsieur Sécaillat, le vieux paysan d’à-côté. Qu’est-ce qui a pu pousser ce voisin secret, bourru, généralement si avare de paroles, à venir jusqu’à lui ? L’homme lui apporte la réponse en le conduisant dans leur champ mitoyen : emporté par la pluie violente et la terre gorgée d’eau, un pan entier d’un ancien mur de pierres sèches s’est éboulé. Or, au milieu des décombres et de la glaise, surgissent par endroits de mystérieux éclats de poterie. Intrigués par leur découverte, les deux
hommes vont décider de mener une fouille clandestine, sans se douter que cette décision va chambouler leur vie. C’est le début d’un voyage, un roman sur l’amitié, la transmission, sur ce que nous ont légué les générations anciennes et ce que nous voulons léguer à celles à venir.
Changement d’époque et d’ambiance avec Vania, Vassia et la fille de Vassia (Liana Levi) sous la plume alerte de Macha Méril. La comédienne nous entraîne dans une tourbillonnante saga familiale. Les trois personnages de ce flamboyant roman, sont en quête d’un avenir qui les réconcilie avec leur passé de Cosaques. Cependant, chacun lit cet avenir sous un angle différent : s’intégrer en France avec un impeccable parcours, rester russe tout en défendant la République française, reprendre coûte que coûte le combat contre Staline, quitte à se ranger du côté des nazis. Un grand roman qu’elle porte en elle depuis de nombreuses années sur la condition des émigrés russes en France.

Belle Greene d’Alexandra Lapierre (Flammarion, janvier 2021)
Le dit du Mistral d’Olivier Mak-Bouchard (Le Tripode, août 2020)
Vania, Vassia et la fille de Vassia de Macha Méril (Liana Levi, mars 2020)
Pour découvrir le lauréat 2021, rendez-vous courant octobre sur le site Cogedim Club

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *